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Tenniscore 2026 : comment le style tennis quitte le court pour s’installer dans la ville

Contexte : d’un sport codé à une esthétique globale

Le tennis a toujours été plus qu’un sport : c’est un système de codes visuels très stricts, du blanc de Wimbledon aux campagnes ultra‑polies de Ralph Lauren. C’est ce vocabulaire – jupes plissées, polos en piqué, pulls à torsades, sneakers blanches – qui nourrit aujourd’hui le tenniscore, version mode d’un imaginaire country‑club revisité.

L’esthétique a été relancée par une série de moments culturels : la jupe en jean de Serena Williams en 2004, devenue l’une des silhouettes les plus commentées de l’histoire du tennis, ou plus récemment la mise en avant du sportswear « chic » dans les collections et sur TikTok. Le résultat : un sous‑genre de l’athleisure qui privilégie l’héritage, la propreté des lignes et une idée de luxe discret plutôt que la performance pure.

2025‑2026 : où en est le tenniscore ?

Les données de Heuritech montrent que si la mini‑jupe de tennis en tant que produit pur ralentit légèrement, les pièces qui portent l’esthétique – coupe‑vent, sneakers rétro, matières techniques – restent en forte progression. Traduction : la silhouette évolue, mais l’influence tennis reste structurante dans le vestiaire sportswear et city.

Le tenniscore se loge à l’intersection de plusieurs mouvements : quiet luxury, old‑money codes, et montée des sports de raquette comme le padel et le pickleball, eux aussi très investis par la mode. On est moins dans le total look joueur pro que dans des touches maîtrisées : une jupe plissée avec un blazer, un pull tennis jeté sur les épaules, des sneakers blanches sur un pantalon tailleur.

Silhouette : ce que le tenniscore change dans la ligne du corps

Le tenniscore dessine une silhouette compacte, propre, construite autour de trois axes :

  • une base courte et structurée (jupe plissée, robe polo, short ajusté)
  • un haut net (polo, sweatshirt court, pull en maille fine)
  • une chaussure basse, souvent blanche, qui allège et dynamise la jambe.

Visuellement, on est loin du sportswear mou : la taille est marquée, les volumes restent proches du corps, les matières gardent une certaine tenue. Sur un look de ville, cette structure permet de contrebalancer des pièces plus souples – un trench fluide, un bomber oversize, un pantalon large – sans perdre l’idée de précision.

Trois silhouettes tenniscore concrètes

1. Bureau : tennis discret, présence maximale

Vêtements : jupe plissée crème longueur mi‑cuisse, polo en maille fine à col boutonné, blazer droit gris ou bleu marine, manteau léger si besoin.

Chaussures : sneakers blanches à semelle fine ou derbies minimalistes.

Geste tenniscore : la jupe et le polo suffisent à évoquer le court ; le blazer et le manteau recodent le tout en tenue de travail.

Avec un sac structuré porté main ou épaule – format moyen, cuir lisse ou grainé, couleurs sobres – la silhouette prend une dimension plus adulte : on n’est plus dans l’uniforme de campus, mais dans un registre de présence maîtrisée.

2. Week‑end : sport, ville et nostalgie 2000s

Vêtements : robe polo courte ou set jupe plissée + sweatshirt à logo vintage, coupe‑vent léger ou track jacket zippée.

Chaussures : baskets rétro type « tennis shoes » des années 80‑90, chaussettes sport visibles.

Geste tenniscore : la track jacket apporte une couche 2000s qui ancre le look dans un imaginaire pop, loin du country‑club figé.

Un sac à bandoulière structuré, porté en travers du corps, permet de garder la gestuelle sportive tout en gardant le côté city – pratique à vélo, en terrasse, en déplacement.

3. Soirée : détourner le court vers le nocturne

Vêtements : mini‑robe en tissu technique blanc ou vert tennis, ou jupe de tennis portée avec un top en satin ou un pull tennis oversize glissé d’un côté de l’épaule.

Chaussures : ballerines pointues, sandales à talon fin ou bottes montantes pour casser le registre sport.

Geste tenniscore : la base reste celle du court, mais les matières (satin, maille, cuir) et les accessoires basculent clairement vers la ville.

Avec un petit sac rigide, éventuellement porté à la main façon pochette, le look devient plus graphique : la structure du sac répond à la structure de la jupe ou du col polo et ancre la silhouette dans un registre plus mode que purement athlétique.

Ce que le tenniscore dit de la femme qui le porte

Adopter le tenniscore aujourd’hui, ce n’est pas jouer à la sportive, c’est utiliser un code très lisible – propreté des lignes, palette claire, références country‑club – pour parler de contrôle et de nonchalance à parts égales. Les silhouettes envoient un message de discipline (le vêtement est net, le blanc est assumé) mais aussi de détente : on est prêt·e pour un café, un rendez‑vous, un train, pas pour un match en cinq sets.

La clé, ce sont les dosages : une seule pièce tennis forte par silhouette (jupe, pull ou robe) suffit à imprimer le code, le reste doit l’accompagner ou le contraster sans le noyer. C’est aussi là que le sac joue un rôle décisif : un sac trop sport ramène le look au vestiaire de gym, un sac trop précieux l’arrache au quotidien ; un sac structuré, pensé pour une fréquence d’usage élevée, fait le lien entre sport, ville et durée.

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